Cauchemars pluriels

 

le cri intérieur

Le cri intérieur

 

Cauchemars pluriels !

Les cauchemars sont de mauvais rêves aux sensations intenses et pénibles, qui peuvent aussi se manifester physiquement par de la tachycardie, une sensation d’étouffer, de la transpiration, des cris…

Qui ne s’est pas dit un jour : « ouf, ce n’était qu’un cauchemar ! » Mais cela ne vous a pas empêché d’y repenser dans la journée ou encore pire de le refaire quelques temps après alors qu’on l’avait complètement oublié. À ce moment-là un malaise s’est installé, et est revenu juste au coucher.

Et si ce cauchemar se réitère, la crainte de passer encore une mauvaise nuit alors surgira ; l’envie aussi de reculer le moment d’aller au lit, de s’occuper à autre chose pour ne pas y penser alors qu’il se fait tard. Du coup l’insomnie guettera, du coup l’insomnie pourra devenir un mode de vie alors qu’au départ, ce n’était qu’un alibi.Ce scénario est tout de même extrême mais ce cercle vicieux existe réellement.

À côté de cela, on peut très bien faire un rêve désagréable que l’on assimile aussi au cauchemar car il laisse un sentiment amer et perturbant même s’il ne nous a pas réveillé.

Ainsi la famille du cauchemar est large et derrière ce terme se cachent différents troubles nocturnes dont l’objectif est de prévenir le rêveur d’un danger qui le menace.

« Même si un rêve est inquiétant, il est toujours une tentative de solution » L.Dethiville

Cauchemars qui couvent

succube sur femme terrifiée

Cauchemar d’ Eugène Thivier (succube sur femme terrifiée)

 

En latin « cauchemar » se dit « incubus » ou « incubo » qui donna au Moyen Âge le mot incube. Les incubes sont des démons masculins censés abuser des femmes durant leur sommeil. «Incubo » signifie aussi gardien de nuit.

Nous retrouvons aussi le mot « incubare » qui signifie « se coucher sur », « se jeter sur », « s’approprier », « habiter » ; Mais également « couver ».

Ce qui est surprenant, c’est que dans l’origine du mot « cauchemar » se trouve à la fois un aspect terrifiant et oppressant mais aussi une possibilité de protection véhiculée par le mot « gardien » et « couver » ; même si cette dernière acception est plus discrète, elle intègre l’idée que le cauchemar est aussi là, pour nous protéger et nous faire grandir tel un oiseau couvant ses œufs pour qu’ils croissent.

 

La famille des cauchemars…

1-« le mauvais rêve » qui est soit un rêve anxiogène mais qui nous maintient endormi, ou soit un cauchemar classique qui nous réveille. Ils surviennent souvent durant le sommeil paradoxal.

Ils sont la manifestation cachée d’un danger conflictuel réel chez le rêveur surtout lorsque le cauchemar se répète (rêve récurrent).

2-les hallucinations hypnagogique et hypnopompique se manifestent à l’endormissement et juste avant le réveil. Ils peuvent s’accompagner de sensations désagréables telles que se sentir tomber, voir des figures déformées, des lumières, entendre des sons bizarres… Il n’y a rien à craindre si ce n’est votre propre peur !

À mon avis, l’épisode où Alice (dans le conte Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll) tombe dans le terrier du lapin, peut s’apparenter à une hallucination hypnagogique, puisque nous sommes au tout début du livre alors qu’elle vient de s’endormir. Je vous conseille de prendre exemple sur Alice, en laissant passer ces visions, en restant détendu, elles partiront d’elles-mêmes.

3-le cauchemar post-traumatique est une forme particulière du cauchemar suite à une expérience réelle où la personne s’est sentie en danger de mort ; il nécessite un suivi psychologique. Il survient donc suite à traumatisme violent menaçant l’intégrité physique et psychique dans la vie de veille de l’individu. Les cas les plus courants sont les traumatismes de guerre, sexuels, les catastrophes et les accidents graves.

4- les terreurs nocturnes touchent surtout les enfants en bas âge qui durant le sommeil profond sont pris de crises paniques (cris, larmes, mouvements agités). Ils ne se réveillent pas forcément et ne souviennent ensuite de rien. M et MJ Challamel considère qu’il s’agit d’un passage raté du sommeil profond à l’état de rêve.

5- la paralysie du sommeil est appelée aussi « le rêve de faux-éveil ». Il s’agit d’un éveil partiel du cerveau pendant que le corps continu de dormir (à l’inverse des terreurs nocturnes ). Elle intervient durant la phase hypnagogique ou hypnopompique. Pour sortir de ce type de cauchemar dissociatif, vous devez reprendre possession de votre corps tranquillement, en bougeant les yeux, le visage, les mains.

Vous voulez connaître la suite, lisez la 2ème partie sur les thèmes universels des cauchemars et les cauchemars en tant qu’alliés.

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Marie-José Pistoresi